Le 15 avril, Patricia SCHINDLER de WiN France et Nadia ARMOGATHE de CASCIOFEE (Carrières scientifiques par l’information et l’orientation pour les filles et l’emploi) organisaient au Parlement européen de Paris,  un Débat sur « climat et énergie » avec dans l’objectif de faire participer  les citoyens,  les ménages, les entreprises, les associations et les collectivités locales.

Les modes de production et de distribution de l’énergie touchent tous les aspects de notre vie. Il est primordial  d’obtenir et de soulever toutes les analyses, y compris  contradictoires, afin d’avoir une vision globale, car accès à l’énergie et démocratie sont liés.

Pour ce débat les personnes présentes venaient de horizons divers  Parmi les associations, étaient présentes les associations :  Voix du Nucléaire représentée par Mytho TRIPARTI, sa Présidente; « Sauvons la Planète » représentée par Julie WORNAN, membre du bureau, défenseure du nucléaire et venue pour parler de la « Nuclear Pride » le 28 Avril à Bruxelles; « Protection des Paysages et de l’Environnement entre Beauce et Perche (PPEEBP), représenté par Hubert de RAUDIERE; « Mère-Enfant PACA » représentée par Salina GASMI-LATRECHE sa Présidente, dont un des objectifs est de transmettre les valeurs de la République aux enfants des quartiers prioritaires. La SFEN également présente, était représenté  par  Maruan BASIC.

Les défis lancés pour ces prochaines années sont vastes, il s’agit au niveau mondial de limiter  les émissions de gaz à effet de serre, d’assurer un impact minimal sur la biodiversité, la consommation des espaces de vies et industriels, tout en  assurant  un confort énergétique acceptable à tous, dans des conditions budgétaires acceptables.

Le nucléaire a donc très vite été au cœur de ce débat, car en France c’est l’énergie incontournable, et irremplaçable à ce jour. A été soulevé l’importance de communiquer simplement, d’expliquer, afin que le débat soit équitable pour toutes les énergies, nucléaire inclus.  Il est  primordial de donner une vision  juste de cette énergie. Muruan BASIC indique que la SFEN a pour rôle de s’adapter à tous les publics, en privilégiant la pédagogie dans la transmission de l’information. Mais plusieurs personnes font remarquer que sur les réseaux sociaux, c’est la bataille des « fake news » et qu’il est important que tous et toutes se mobilisent pour rétablir la juste information, et rendre les échanges équilibrés. Ne pas oublier que ce débat repose sur des techniques d’influence.
L’éolien a été très vite remis en question, de part son emprise au sol, et du lobbying qui en résulte pour implanter les éoliennes. Les campagnes n’en veulent pas et des groupes de pression se sont constitués. « Les défenseurs des paysages, qui donc s’opposent à l’éolien, sont les vrais écologistes. L’éolien impose des surfaces considérables au regard de la puissance délivrée. D’autre part, un des point très important est le démantèlement éolien. La durée de vie d’une éolienne est estimée à seulement une vingtaine d’années, donc cela représente une bombe à retardement à très court terme pour les territoires, car la loi en impose le démantèlement  en fin de vie. Une éolienne, c’est 370 tonnes d’acier, résine, métaux rares et autres composants polluants divers, scellées sur un massif de béton lourdement ferraillé de 1000 tonnes, ce qui va entraîner un coût de gestion du démantèlement exorbitant » exprime Hubert de Raudière. Et on pense alors, aux kilomètres de champs d’éoliennes à l’abandon aux Etats Unis.

De ce débat se dégage une proposition de schéma à court, moyen et long terme  1) dans le contexte actuel, Poursuite en priorité de la démarche isolation thermique des bâtiments, associée à l’amélioration des transports en commun, 2) Augmentation de  la part de investissement de la recherche dans le domaine nucléaire, car cette part actuelle de 700 millions, est dérisoire comparée aux 7 milliards dédiés aux énergies renouvelables, chiffre par ailleurs très peu cité dans le débat, 3) Poursuite de la sensibilisation et de la mobilisation des acteurs sociaux et industriels pour mieux informer des conséquences dont découleront ces choix énergétiques, 4) Vraie démarche d’information, sans polémique, et d’explication des différents types d’énergies auprès des scolaires, futurs citoyens.

Ces deux heures dédiées au Débat Climat et Energie, nous a montré l’importance du bien communiquer et informer les citoyens et celle du bien les écouter car le choix énergétique est un, si ce n’est l’enjeu de la démocratie.

 

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